SILENCE - Apostasie et démission intellectuelle à l’Université louvaniste

par Stéphane Mercier

 

Chers amis,

 

Vous êtes nombreux à m’avoir témoigné votre soutien dans « l’affaire » me concernant à l’Université catholique de Louvain au printemps 2017. L’institution a révélé, comme l’observait un homme d’esprit, que son nom était triplement usurpé : la censure déloyale n’est pas digne d’une Université ; l’hostilité à un enseignement en parfaite conformité avec celui de l’Église est intolérable au sein d’une institution qui se présente comme catholique ; et, pour ceux qui ignorent cette petite fantaisie dont la Belgique, patrie du surréalisme, a le secret, l’Université Catholique de Louvain n’est pas à Louvain, mais dans une ville nouvelle sortie de terre il y a bientôt un demi-siècle, Louvain-la-Neuve. La ville historique de Louvain abrite une autre Université, néerlandophone celle-là, la Katholieke Universiteit Leuven. Quant à savoir si elle est davantage catholique, c’est une autre question…

Le cours que j’avais donné à mes étudiants en leur exposant un exemple d’argumentation susceptible de les faire réfléchir à propos de la gravité de l’avortement a été mal reçu par une infime proportion d’entre eux. Je ne connais pas les chiffres, mais il semble qu’une dizaine, sur un total de six cents, n’aient pas du tout apprécié cette invitation à réfléchir sur base d’arguments vigoureux. C’était au début du mois de février 2017. Puis, durant cinq semaines, j’ai continué à donner mon cours tout à fait normalement. Un groupuscule insignifiant s’est toutefois ému de mon enseignement et a alerté la presse. Celle-ci, flairant le scandale, a tout de suite sorti le grand jeu. Nous étions alors le 21 mars. La réaction officielle de l’Université n’a pas tardé : le jour même, j’étais convoqué de façon peu amène au rectorat, tandis qu’une Philénis bien en cour clamait haut et fort que mes propos étaient « contraires aux valeurs portées par l’UCL » et que l’UCL défendait le « droit [sic] à l’avortement ». Un communiqué officiel dans le même sens fut publié dans la foulée, puis retiré discrètement quelques jours plus tard, non sans avoir été relayé par les médias.

 

J’ai été entendu deux fois par une collaboratrice du recteur. Aussitôt j’étais suspendu, et l’on requérait contre moi la sanction maximale, à savoir le licenciement. J’étais en droit de saisir une commission disciplinaire pour contester la sanction : la commission m’a donc entendu avec mes avocats au mois de mai, et a été contrainte d’admettre que le licenciement requis n’était pas une option, puisqu’il n’était pas prévu par le règlement interne de l’Université pour un chargé de cours invité. La commission a cependant estimé que j’avais « instrumentalisé » mon cours au service d’un « militantisme radical » face à un « auditoire particulièrement démuni », ce qui donnait à mes actes « un caractère de particulière gravité ». De l’avis de cette commission, une sanction exemplaire s’imposait. Pour rappel, dans le cadre d’un cours de philosophie, j’ai présenté à de jeunes adultes des arguments rationnels établissant la malice intrinsèque de l’avortement, en leur demandant non pas d’être d’accord avec moi, mais de peser par eux-mêmes les arguments proposés à leur intelligence. Au temps pour le « militantisme radical » et l’auditoire « démuni » !

 

Le conseil d’administration de l’Université, en principe chargé de la décision finale, s’en est remis au recteur, que j’ai finalement pu rencontrer au mois de juillet en présence de mes avocats toujours, et d’une juriste de l’Université Libre de Bruxelles. Celle-ci, tout en étant profondément en désaccord avec moi sur le fond, estimait—c’est tout à son honneur—que la moindre des choses était de pouvoir argumenter librement au sein d’un cours de philosophie. Une sanction de l’UCL, ajoutait-elle, équivaudrait à induire, au sein de l’Université louvaniste, un climat analogue à celui qui prévaut dans les Université turques.

 

Las ! le bon sens n’a pas prévalu. Durant le mois d’août, le recteur (ou dois-je dire le Grand Turc ?) a rendu son verdict, me condamnant et m’infligeant un blâme. La sanction minimale. Générosité de sa part, au vu, comme il me l’a écrit, de mes précédents états de service ? J’en doute. Mais voyez plutôt le glissement : au début, on me disait que le contenu de mon cours était en porte-à-faux avec les mystérieuses « valeurs » de l’UCL (sur lesquelles les autorités n’ont jamais jugé nécessaire de faire la lumière) et on réclamait mon licenciement, la sanction la plus lourde. En fin de compte, on opte pour la sanction la plus légère, un « simple » blâme, et en ayant soin de préciser que l’on ne me reproche pas la position que j’ai défendue mais la manière dont je l’ai défendue. Bel exemple de repli stratégique s’il en est ! Le reproche portant sur la manière est, notons-le, un simple paravent, car on me reproche évidemment le fond de mes propos, mais sans aller jusqu’à le dire franchement.

 

Pourquoi évidemment ? D’abord parce que la réaction initiale de l’UCL a bien été de vouloir me sanctionner sur base du fond, et non de la forme ; ensuite, parce que ce reproche sur la forme est ridicule. Mes arguments n’étaient ni caricaturaux ni exclusivement unilatéraux, comme on l’a prétendu : j’ai donné des raisons très claires, auxquelles personne n’a répondu ; quant aux objections en sens contraire, je les ai examinées, et je n’y suis pour rien si elles sont à ce point ineptes qu’elles s’effondrent aussitôt qu’on commence à les examiner. Du reste, quand bien même l’argumentation eût négligé le point de vue opposé, c’eût été de ma part une méthode légitime, ainsi que je l’ai exposé aux étudiants : non pas la seule méthode, mais une méthode parmi d’autres pour argumenter, et celle, en l’occurrence, que j’aurais choisi de présenter dans le cadre d’une séance de cours, réservant d’autres méthodes à d’autres séances consacrées à d’autres sujets. Enfin, m’eût-on reproché une argumentation unilatérale si, au lieu de m’en prendre à l’avortement, j’avais proposé une attaque en règle contre d’autres actes intrinsèquement mauvais comme le génocide ou l’esclavage ? M’aurait-on dit alors qu’il fallait être plus nuancé dans mon rejet de l’esclavage ? Poser la question, c’est y répondre.

 

Que penser alors du blâme ? En un sens, c’est une victoire : en comparaison de la sanction préconisée initialement pour me condamner sur le fond, cette sanction au rabais au prétexte d’une forme d’expression inappropriée, c’est vraiment, pour parler comme Horace, « la montagne qui accouche d’une souris ridicule » : Parturient montes, nascetur ridiculus mus (Art poétique, 139). Dans le même temps, cela témoigne de l’obstination d’une institution universitaire à museler un discours allant à l’encontre d’un des dogmes les plus aberrants du politiquement correct, et ce, alors même que le règlement interne de l’Université dit explicitement toute l’importance de n’être pas à la remorque de « la norme du moment ».

 

Paroles et paroles et paroles,

Paroles, et encore des paroles que tu sèmes au vent,

comme dit la chanson. Faut-il être surpris ? Non. Doit-on s’en émouvoir ? Peut-être. Peut-on demeurer silencieux ? Sûrement pas. Le blâme, même s’il n’est que la sanction minimale, est injuste ; et, bien sûr, le contrat me liant à l’Université n’a pas été renouvelé. Pour le coup, en toute légalité, mais pour des motifs inavoués qui sont aussi évidents qu’ils sont peu glorieux. Parler franchement, en prenant au sérieux l’exigence de rechercher la vérité et de l’exposer, a des conséquences, qui sont inconfortables ; mais cela ne doit pas nous décourager. La liberté de parler selon la vérité vaut bien quelques sacrifices. Si ceux-ci, du reste, sont portés par la perspective plus large d’être au service de la Vérité salvifique, nous avons tout lieu de croire qu’ils sont méritoires en plus d’être nécessaires.

 

Tout le monde, heureusement, ne ressemble pas aux idéologues malveillants, promoteurs d’une culture de mort déshumanisante, aux pleutres, partisans de la « philosophie de l’autruche », et aux cyniques, qui m’ont avoué franchement que cette question de la dignité des plus fragiles d’entre nos frères ne les intéressait pas et qu’ils avaient d’autres préoccupations (l’image médiatique de l’institution). Pour tous ceux qui ne leur ressemblent pas et qui souhaitent réfléchir franchement à une question importante en considérant de véritables arguments, clairs et directs, je me permets de recommander le petit livre que j’ai publié au début du mois de septembre sur les motifs qui doivent nous pousser à rejeter absolument l’avortement : La philosophie pour la vie (distribué par Salvator, disponible en librairie et en ligne, par exemple sur librairiedamase.com ou sur Amazon.fr). Je salue l’éditeur courageux, Quentin Moreau : en souhaitant cette publication, il a montré sa confiance dans l’intelligence des lecteurs, et son désir de servir le bien commun.

Pour terminer, voici la lettre que j’avais adressée en privé, au plus fort de « l’affaire », au recteur de l’Université ainsi qu’au président du conseil d’administration ; j’ai seulement supprimé les noms des personnes, pour qu’on ne m’accuse pas de les diffamer, d’autant qu’elles se sont elles-mêmes chargées de cette triste besogne par leurs propos et par leurs actes. Les destinataires de cette lettre n’ont jamais daigné me répondre, ni même accuser réception, mais les événements que j’ai brièvement rapportés sont suffisamment éloquents. Après tout, ce n’est pas la première fois qu’une autorité est interpelée, qu’elle fait la sourde oreille et ne répond pas, et laisse toutefois clairement entendre son état d’esprit par d’autres voies—mais c’est là une autre histoire…

 

Je me recommande aux prières des croyants, pour qu’ils prient la très Sainte Vierge Marie de nous avoir, mon épouse et moi-même, en sa sainte garde.

 

En la fête de l’Archange saint Michel,

Stéphane Mercier

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Lettre du 26 avril 2017 au Président du Conseil d’Administration et au Recteur de l’Université Catholique de Louvain
Lettre au Président du Conseil d'Admini
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Commentaires : 30
  • #1

    Jacques G (mardi, 24 octobre 2017 14:55)

    Au plus profond de l'enfer rôtissent ceux qui connaissaient la vérité et qui se sont chargés de la faire taire.

  • #2

    Pourchet Bruno (mardi, 24 octobre 2017 15:03)

    Votre lettre du 26 avril est celle d'un chrétien, d'un homme droit et libre, d'un homme courageux et sage, d'un véritable philosophe. Vos contradicteurs et senseurs se sont évidement empêtrés dans leurs incohérences et leur pusillanimité. Votre propos détonne dans notre monde actuel déboussolé par la dictature mondialiste du marché et de la finance et des médias qui leur servent la soupe.
    Je ne puis que vous souhaiter de trouver d'autres auditoires qui apprécieront la rigueur de votre enseignement et sa fidélité à la doctrine multi-sécuaire de notre Sainte Mère l'Eglise

  • #3

    Michel Plaisant (mardi, 24 octobre 2017 15:30)

    Si vous vous taisez les pierres elle même parleront

  • #4

    E.de Lobkowicz (mardi, 24 octobre 2017 15:53)

    Comment croire a la dignité de tout homme, meme a l´état le plus fragile du commencement de la vie, si on ne croit pas au Christ? Et qui ne croit pas au Christ, croit au diable. Le Christ disait sans le nommer de Judas: "L´un d´entre vous est un démon".

  • #5

    Ausset (mardi, 24 octobre 2017 15:59)

    On se gausse - nous Français - des histoires belges … mais force de constater que la bêtise est également répartie de part et d'autre de la frontière.
    Ahuri de tant d'hypocrisie, de lâcheté …… je n'espère rien des pseudo intellectuels
    gloussant leur haine d'une religion qui est un fondement de nos pays.S'ils avaient l'audace de leurs propos, pourquoi, n'iraient-ils pas dans des pays plus "ouverts" à leur idéologie .. ceux se référant à une autre religion. Quel débarras !

  • #6

    Robert dM (mardi, 24 octobre 2017 16:52)

    Remarquable! Nous avons besoin de plus d'homme de cette trempe!

  • #7

    H de Trannoy (mardi, 24 octobre 2017 17:42)

    Bravo, très bien écrit et pensé. La terrible lâcheté criminelle des autorités ecclésiastiques se retournera contre eux, car ils n'enseignent plus ce qui est bien.

  • #8

    Arnaud Dumouch (mardi, 24 octobre 2017 18:17)

    Stéphane a donné sa vie (sociale) pour défendre la vie des plus petits.

    Voilà le résumé des faits.

    Bravo


  • #9

    Ray Flaba (mardi, 24 octobre 2017 18:30)

    C’est Saint Jean, n’est-ce pas, dans son Apocalypse qui nous dit que l’Eglise des derniers temps subira une éclipse, que les véritables Chrétiens seront en si petit nombre que l’on pourra les compter sans difficulté .. Soyons de Ceux-lã ..
    L’ excellent Jean Vaquié nous encourage à tenir bon.
    Je pense acheter votre livre, Monsieur.

  • #10

    Nicolas Bellord (mardi, 24 octobre 2017 20:08)

    In this age of confusion in the Church nothing surprises me any more.

  • #11

    Wolff Patrick (mardi, 24 octobre 2017 20:15)

    Excellent , nos élites nous trahissent , de jusque dans les rangs de nos prélats, depuis Vatican II.
    Je ne sais ce qui est le plus à lour chez ce professeur: le courage ou la foi ?
    Mais un fait demeure: il montre l' exemple aux catholiques désorientés par leur clergé !

  • #12

    Sylvie (mardi, 24 octobre 2017 20:41)

    J'ai honte pour cette université de louvain.
    Il est bien clair à présent que la perversion du Malin est entrée dans le coeur et l' esprit de ce recteur et de tous les membres de cette administration.
    Ils ont fait le choix de renier Dieu, c'est leur choix !
    Il est un fait que nous sommes aux derniers temps puisque déjà, tous ceux-là crachent sur notre Seigneur !

  • #13

    Simonet Jean-Louis (mardi, 24 octobre 2017 22:01)

    Cher professeur Mercier,

    En 1990 la Fédération évangélique francophone de Belgique, dont j'étais le président, a écrit au roi Baudouin pour lui demander de ne pas signer la loi de dépénalisation de l'avortement. Les quelque 150000 Protestants évangéliques que compte la Belgique sont en effet pour le respect de la vie, de la conception à la mort naturelle. Il y a certes des Protestants qui ne partagent pas notre façon de voir, mais ils ne peuvent se dire "évangéliques".

    Nous prions que notre Seigneur Jésus-Christ vous bénisse, vous et tous les vôtres, même si pour ce faire nous ne passons pas par la vierge Marie.

    Unis dans le même combat pour le respect des valeurs chrétiennes,

    Jean-Louis Simonet

    Collaborateur scientifique à l'Université catholique de Louvain
    Professeur d'éthique à l'Institut biblique belge et à la Faculté évangélique de formation théologique de Bruxelles

  • #14

    Christian Lachaise (mardi, 24 octobre 2017 23:03)

    Il faut recourir au Pape, qui doit excommunier immediatement les partisans de l'avortement, memebres de l'UCL ou pas.
    Il n'y a rien a discuter. La decision se prend sans avocats.pour les condamnes.
    Un meurtre est un meurtre.

  • #15

    Alexandre (mercredi, 25 octobre 2017 00:15)

    Le professeur a été cité dans la presse et s'est fait conspuer par des dirigeants d'une université censée être catholique. La question est de savoir qui sont nos "héros" qui ont dénoncé ce prof. S'ils ont eu le courage de le trainer dans la boue ,pourquoi n'ont ils pas le courage de dire qui ils sont. Nous avons le droit de connaitre nos "héros"

  • #16

    François Thouvenin (mercredi, 25 octobre 2017 07:00)

    Bravo, Monsieur, pour le courage avec lequel vous dites et maintenez la vérité "à temps et à contre-temps" ! Ces catholiques en mie de pain qui vous ont sanctionné auront à répondre un jour de leur ignoble lâcheté devant notre Juge Suprême. On constate exactement la même situation ici, en France, où - du fait de l'INVERSION TOTALE DES VALEURS, -il est devenu interdit de dénoncer pour ce qu'il est un crime "qui crie vengeance aux cieux".

    J'ai acheté votre livre en double exemplaires.

    Bien à vous in Christo Rege et Maria Immaculata.

  • #17

    AUBRY henry-Jack (mercredi, 25 octobre 2017 14:44)

    Merci Monsieur,

    Pour votre courage, pour les paroles de vérité qui vous valent d'être mis au banc des accusés, votre livre est magnifique par la logique et la prudence d'approche de ce sujet qui est pour moi le crime contre l'humanité par excellence ,
    Je suis effaré de voir que nos plus grandes instances de réflexion dites "Catholiques" sont à ce point gangrénées.
    Je fais connaître votre ouvrage !
    je vous assure de mes prières pour vous et votre famille.

    Henry-Jack AUBRY
    563 Avenue Pierre Loti
    83000 TOULON

  • #18

    Pierre-Emmanuel Goffinet (mercredi, 25 octobre 2017 14:47)

    On a vu que pour la gauche ou la franc-maçonnerie, tout ce qui est catholique est à bannir. Mais le plus funeste, c'est qu'une université dite catholique se mette à suivre le même chemin, celui de la perdition! Elle a sans doute peur du "qu'en dira-t-on" en faisant fi du "qu'en dira Dieu". C'est misérable.

  • #19

    Van Mechelen Dr Med Ped (mercredi, 25 octobre 2017 22:43)

    Etant belge polyglotte d'origine limbourgeoise j'aimerais savoir si votre livre est aussi
    disponible en neerlandais.Merçi d'avance pour votre réponse . Ph VM

  • #20

    Bernadette (jeudi, 26 octobre 2017 11:14)

    Bravo professeur, votre courage vous honore. Bravo aussi à votre épouse qui vous a soutenu sur ce chemin difficile qui est celui de l'honneur et de la fidélité à Dieu.
    Mes prières vous sont acquises, quand bien même vous ne les auriez pas demandées : cela tombait sous le sens qu'elles vous étaient nécessaires.

  • #21

    Guim (jeudi, 26 octobre 2017 11:33)

    Je ne suis pas d'accord avec vos idées sur l'avortement, mais je vous ai défendu et ai même envoyé un message contre la pétition qui demandait votre licenciement : ça allait à l'encontre de la liberté d'expression, qui est, rappelons-le, le fait de pouvoir entendre des propos qui nous dérangent (modulo l'incitation à la haine — la vraie —). J'aurais adoré assister à votre cours et débattre avec vous. Nous remarquons que nous sommes dans une période pleine de "petits tyrans", ce que Montesquieu dénonçait déjà dans "De l'esprit des lois", en parlant de la corruption de la démocratie.

    Pour reprendre Hölderlin : « L'État dont l'homme a voulu faire son Ciel s'est toujours changé en Enfer. »

  • #22

    Rey Michel (jeudi, 26 octobre 2017 12:19)

    Complètement athée, et plutôt partisan de l' avortement, je vais rapidement acquérir votre livre, par admiration pour les comportements courageux face au "politiquement correct" (terme un peu dévoyé : "soumission au pouvoir du moment", plus long, a l' avantage d' être plus précis) et parce que la liberté d' expression devrait être sacrée.

  • #23

    santiago64 (jeudi, 26 octobre 2017 13:12)

    https://drive.google.com/open?id=0B75XR2SDugFyUm9Udkl4eHhXc2c

  • #24

    Viller (jeudi, 26 octobre 2017 22:48)

    Je sors d'une soirée débat sur l'enseignement réunissant quelques acteurs en vue de l'enseignement en Belgique - dont le recteur de l'UCL. Les responsables des écoles catholiques n'ont a aucun moment prononcé l'adjectif "catholique". Aveuglement total devant la crise sociétale et la vacuité existentielle qui menace et ronge notre jeunesse. Développer les vertus, pousser à la vie intérieure, éduquer à l'émerveillement, élever les âmes, voilà ce que l'on aurait aimé entendre. En fait nos écoles dites catholiques sont anticatholiques : venue du planning familial dans les écoles, promotion de l'avortement (UCL), de la débauche etc.
    Merci Mr Mercier d'être la voix de celui qui crie dans le désert... D'être le porte-voix des sans-voix et sans droits.

  • #25

    Jacques Van Rillaer (jeudi, 26 octobre 2017 22:57)

    La grande erreur de l’université de Louvain, aujourd’hui, est d’être encore une université catholique, c’est-à-dire liée à une religion dont le dieu aime la souffrance. Rappelons qu’après le manque de discernement d’Adam et Eve sur les conséquences de leur désobéissance, ce dieu, dixit l’auteur de la Genèse, décrète pour Eve: “Je multiplierai les peines de tes grossesses, dans la peine tu enfanteras des fils. Ta convoitise te poussera vers ton mari et lui dominera sur toi” (Genèse 3:16). Pour Adam: “À la sueur de ton visage tu mangeras ton pain, jusqu'à ce que tu retournes au sol” (id., 3:19). L’erreur commise par Adam et Eve condamne tous leurs descendants et a exigé, en réparation, que le Fils de Dieu subisse un des pires supplices que l’on puisse imaginer (Catéchisme, §§ 387-412). Ce dieu procède et incite à des génocides. Pour punir l’Humanité, il a organisé un Déluge où tous les hommes ont péri sauf Noé et sa famille. Il extermine ceux qui lui déplaisent (p.ex. tous les habitants de Sodome et Gomorrhe) et les ennemis d’Israël. Il commande l’extermination de TOUS les habitants de Jéricho: “hommes et femmes, jeunes et vieux, jusqu’aux bœufs, aux brebis et aux ânes” (Livre de Josué, ch. 6). La Sainte Inquisition, qui a fait mettre à mort des milliers d’hérétiques, mais aussi d’innocents ayant avoué n’importe quoi sous d’abominables tortures, n’est qu’une application parmi tant d’autres du principe de l’extermination de ceux qui déplaisent à ce dieu…

  • #26

    Théodore (vendredi, 27 octobre 2017 13:26)

    Tu es un danger public doublé d'un idiot. Bon débarras, pauvre con.

  • #27

    Marie (vendredi, 27 octobre 2017 19:25)

    Merci Monsieur Mercier!
    L'UCL ne devrait plus être considérée comme catholique. Quand on se dit catholique, on ne choisit pas ce qui nous convient dans le "menu", mais on adhère à l'enseignement de l'Église dans sa totalité. Or, l'Église catholique a toujours proclamé que la vie est sacrée, et ce, dès la conception. Être en faveur de l'avortement, c'est, consciemment ou inconsciemment, s'accorder le droit de donner la mort à un être humain, en fonction de motifs égoïstes. Dieu seul peut décider si et quand il reprend la vie de quelqu'un. Il est le Créateur.
    Que le Seigneur continue à vous bénir et vous fortifier! Je prie pour vous et votre épouse. Que la très Sainte Vierge qui a porté Dieu en son sein vous garde en toute circonstance.

  • #28

    Nicolas (vendredi, 27 octobre 2017 22:28)

    Bonne nouvelle: un gugusse de moins dans mon Université ! Bon débarras. Sa diatribe est à mourir de rire. On la croirait écrite par Jorge de Burgos, le vilain moine aveugle du "Nom de la rose" ! Allez Mercier, retourne jouer au pilier d'église ou à la grenouille de bénitier, flagelle-toi si ça t'amuse ou enfile un silice mais arrête d'imposer ta vision dogmatique et rétrograde à de jeunes étudiants qui ont bien mieux à faire que d'écouter ton verbiage moyenâgeux.

  • #29

    Jehan (mardi, 31 octobre 2017 14:19)

    Merci à Nicolas et Théodore de se répandre en insultes - l'arme des faibles ; cela démontre leur manque d'arguments ...

  • #30

    Nicolas (vendredi, 03 novembre 2017 00:10)

    À Johan: Tout l'argumentaire de Mercier se base sur le fait que l'embryon de quelques semaines est un être humain. C'est un postulat que beaucoup, dont moi, réfutent et qu'il se garde bien de démontrer. Le problème de son cours est avant tout qu'il s'agit d'un sophisme, pratique qui n'a évidemment pas sa place à l'université.