Non, Monseigneur, tuer un bébé n’est jamais « compréhensible » !

Lettre ouverte à Mgr Hapigny, évêque de Tournai

 

Monseigneur,

 

Le 13 septembre dernier, le journal « Le Soir » a publié un entretien que vous avez bien voulu lui accorder. Interrogé sur une série de sujets brûlants vous déclarez notamment « comprendre le recours à l’IVG dans certains cas. » Comme beaucoup de catholiques, j’ai d’abord espéré que vos propos aient été tronqués par un journaliste mal intentionné. Malheureusement, aucun démenti public de votre part n’est venu, à ma connaissance, confirmer cet espoir. C’est donc avec stupeur que je dois me résigner à admettre que vous, successeur des apôtres, avez, dans certains cas, de la compréhension pour un « crime abominable » (Gaudium et Spes, n. 51) !

 

J’imagine que jamais vous n’auriez osé dire la même chose à propos d’un abus sur mineur… Pourtant, tuer un innocent n’est-il pas le pire des abus ? Et mettre à mort son bébé, la chose la plus incompréhensible qui soit pour une mère ?

 

Vous affirmez que l’avortement n’est pas un acte banal, ce qui, hélas, est de moins en moins vrai, mais que, pour autant, « vous ne condamnez pas » celles qui y ont recours. Encore une fois, votre prise de position est en contradiction flagrante avec celle de l’Eglise. Les femmes qui se font avorter, faut-il vous le rappeler, sont en effet condamnées latae sententiae à l’excommunication, c’est-à-dire à la peine la plus grave prévue par le droit canon, de même que tout ceux qui participent volontairement, d’une façon ou d’une autre, à un tel acte.

 

« En Belgique, le discours de l’Eglise sur l’IVG, tout le monde s’en fout un peu », affirmez-vous, non sans une certaine légèreté, surprenante pour un problème aussi grave. Cette fois, sans doute avez-vous raison. Mais, si vous le déplorez, ce dont il est difficile d’être certain en vous lisant, alors peut-être accepterez-vous de vous demander « pourquoi ? » Ces paroles de Jésus dans l’Evangile vous apporteront, j’ose l’espérer, un début de réponse : « Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on ? Il ne sert plus qu'à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes. »

 

Puisse la lecture de ces paroles évangéliques, vous rappeler, Monseigneur, que la vocation de l’Eglise est d’éclairer les ténèbres, et non d’être le satellite d’un monde en pleine décomposition…

 

Antony Burckhardt

Cofondateur et ancien porte-parole de la Marche pour la Vie de Bruxelles.

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Commentaires: 13
  • #1

    philippe.carrierre@gmail.com (lundi, 01 octobre 2018 11:04)

    Bien dit, merci de "remettre les pendules à l'heure."

  • #2

    Ferdinand (lundi, 01 octobre 2018 11:46)

    Très bon article! Malheureusement pas possible de partager su Facebook...

  • #3

    JTCOLMANT (lundi, 01 octobre 2018 12:44)

    L'évocation de l'acte d'Avortement m'a toujours donné des frissons et des bouffées de chaleur !! Je suis sans doute un être trop fragile, qui manque de la virilité ou de je ne sais quoi d'autre pour accepter cette banalité qui est devenue courante !! Etant enfant, je savais qu'un cousin de ma famille s'était constitué un beau pécule par ce moyen-là, j'étais déjà choqué, avant même la puberté et m'en souviens TB !!! Et pourtant une belle famille Catho, croyante, bien-pensante etc etc !!! Et même très ""tolérante"", la preuve ! ! !

  • #4

    Stéphane MERCIER (lundi, 01 octobre 2018 17:29)

    J’avais appris, moi aussi, que l’évêque de Tournai, Monseigneur Guy Harpigny, avait osé écrire dans les colonnes de l’un des principaux quotidiens de notre pays que, si « l’avortement n’est quand même pas un acte banal », il peut « le comprendre dans certaines situations. » (Le Soir, 13 septembre 2018) Et de conclure : « Je ne condamne pas. » S’il a bien tenu ces propos et que le quotidien n’a pas menti en publiant ses paroles, je voudrais pouvoir lui dire : Terminez donc votre phrase, Excellence, osez dire que, ce que vous « ne condamnez pas », c’est le meurtre d’un enfant à naître, vulnérable, innocent et, quelles que soient les circonstances de sa conception, indemne lui-même de toute faute justifiant son exécution.
    Essayez voir, Monseigneur, l’effet de vos paroles en remplaçant avortement par viol : « Le viol n’est quand même pas un acte banal, mais je peux le comprendre dans certains situations. » Bravo ! Ce serait très réussi, n’est-ce pas ? Qu’en pense Votre Excellence ?
    Je le dis donc sans hésiter : si un tel évêque est un successeur des Apôtres, je n’en vois qu’un dont il puisse se réclamer : Judas, qui livra l’Innocent au bourreau après que Satan fut entré en lui (cf. Lc 22, 3). À un tel évêque, on appliquera les paroles du Psalmiste : « Lorsqu’on le jugera, qu’il soit condamné ; et que sa prière même lui soit imputée à péché. Que ses jours soient abrégés ; et qu’un autre reçoive son épiscopat. » (Ps 108, 7-8) Un tel homme en effet, ne vaudrait-il pas mieux, selon les paroles du Seigneur Jésus-Christ, « qu’on lui pendît au cou une de ces meules qu’un âne tourne, et qu’on le jetât au fond de la mer » (Mt 18, 6) ? Ou bien jugera-t-on que Notre-Seigneur parle trop durement, qu'il manque de tolérance et de flexibilité ?

  • #5

    Yolanda FONTANA (lundi, 01 octobre 2018 17:41)

    Malheureusement et bien tristement, je constate que l'Église s'adapte de plus en plus au monde désormais perverti. Sous prétexte de Miséricorde, l'Église n'a plus le courage d'annoncer la Vérité de Dieu, laquelle est déjà inscrite humainement dans l'ADN de notre nature.
    N'oublions pas que sur les Dix Commandements, seuls les trois premiers concernent Dieu, et les sept autres sont là pour nous montrer le chemin à suivre envers le prochain, y compris une vie naissante.
    Comment se fait-il alors que des personnes athées écrivent et publient contre l'avortement, l'euthanasie ou autres… la liste serait longue ! Ces personnes qui ont le courage de proclamer ce en quoi elles croient sont, selon moi, plus chrétiennes que certains membres de la hiérarchie ecclésiastique.
    Oui, le droit canon condamne (ou condamnait ?) à l'excommunication les femmes qui recourent à une interruption de grossesse ainsi que ceux qui y collaborent. Ce qui ne veut pas dire qu'elles sont rejetées de la Communauté chrétienne à tout jamais. Mais c'est (ou c'était ?!) que seul un évêque peut (ou pouvait?!) les absoudre de leur faute. Cette démarche ayant pour but de faire comprendre la gravité de l'acte commis. Je sais que des évêques ont aboli cette norme, donnant la possibilité de s'adresser à n'importe quel prêtre, pour ne pas ajouter une seconde souffrance à la première, laquelle serait l'humiliation de se rendre auprès d'un évêque ?! Trop commode.
    Si l'avortement est parfois compréhensible, alors tout peut devenir compréhensible… même un homicide commis par une personne colérique ! Alors où allons-nous ?
    Que l'Église ne juge pas la personne, d'accord. Mais l'Église a le DEVOIR de condamner ouvertement certains actes. Combien de fois entendons-nous parler d'avortement au cours de nos homélies ? Dans ma paroisse, j'ai disais... Pourquoi ne pas célébrer une messe pour ces enfants qui n'ont pas vu le jour? On m'a répondu… Il y a la journée de la Vie tous les ans ! Trop vague et trop simpliste !
    J'avoue qu'il faut une bonne dose de Foi et d'Esprit Saint pour aller à contre-courant de certaines abominations et ne pas tout laisser tomber.
    Certains membres de l'Église ne seraient-ils pas en partie responsables de la déchéance du monde actuel ou, pour le moins, de l'éloignement des chrétiens ? Car à ce que je vois, nos églises se vident de plus en plus. Plus l'Église dit ouvrir ses bras, plus les fidèles s'en vont.
    Jésus a pourtant dit… "Que votre OUI soit OUI, que votre NON soit NON." Mt 5,37

  • #6

    Jean Goyard (lundi, 01 octobre 2018 20:12)

    @Yolanda FONTANA
    Vous mettez en exergue le grand problème du monde contemporain : d'innombrables ecclésiastiques ont décidé d'entrer en dialogue avec le monde et d'en accepter l'esprit, au lieu de le tirer vers le haut en prêchant comme saint Paul, à temps et à contre-temps. En cela il y a eu un péché immense. Oui, ils sont responsables de la déchéance actuelle du monde chrétien car, avec la confession et les sermons, ils avaient tout ce qu'il fallait pour bien influencer les fidèles... De là le laxisme croissant jusqu'aux abandons colossaux d'aujourd'hui, sans parler du reste.

  • #7

    arbres2vies@gmail (mardi, 02 octobre 2018 13:02)

    En surface, on peut être d'accord avec cet article, mais (bien sûr il y a ce "mais")
    Un petit examen de conscience s'impose !
    Il n'est pas très "pédagogique" car il n'explicite pas pourquoi les catholiques et autres pensent que l'avortement ne conduit jamais vers la vraie Joie, ce que chacun cherche en fait, mais vers le malheur, personnel et commun...
    « Comprendre le recours à l’IVG dans certains cas. »
    Je peux, moi aussi "comprendre", sans forcément en rester là, et essayer de dissuader en entrant en relation et en attaquant, de manière non violente, la conscience de ceux qui y sont confronté(e)s. La conscience doit être dé anesthésiée de la structure de péché, ou de la structure de corruption, dans laquelle nous sommes trempés jusqu'au cou, et bien présomptueux ceux qui se prétendent libres... de là à condamner, je laisse la condamnation à la seule personne digne de ça, à Jésus.
    Ta conscience? J’ai laissé tous mes biens pour ne plus payer de cotisations sociales qui servent en partie pour payer les actes d'avortement. (Avec toutes mes cotisations, j’ai bien dû payer entre 5 et 10 avortements !!!)
    Ceux qui ne font pas pareil sont des collaborateurs, n'est-ce pas?
    Je rêve d'une église qui donne comme consigne à tous les "cathos" et autres « justes »de refuser de payer toute cotisation sociale tant que celle-ci sert à avorter... ce serait la cohue, mais au moins ce serait clair... tu es prêt? J’ai laissé tous mes biens sur cette conviction... (Plus d’un million d’euros !)
    « Vous ne condamnez pas »
    Difficile de se mettre à la place de Jésus; on fait de lui un menteur quand on juge à sa place ! C’est sa parole qui le dit: Jc 4/11...
    Qu’en est-il des femmes qui se font avorter? Combien de "victimes" à cause des hommes, qui souffrent après dépressions, orgueil... Il y a bien sûr celles qui se "pavanent" par devant, j'en connais, mais aussi celles qui n'étaient pas averties, j'en connais aussi...
    Une histoire révélatrice et vraie:
    Une jeune femme "simple" est enceinte et a des douleurs au ventre
    Elle se présente à l'hôpital. Là, on lui indique qu'on va lui faire une IVG thérapeutique.
    Cette jeune femme n'entend que le mot "Thérapeutique" et elle fait confiance. À son réveil, elle demande: "Comment va mon bébé?" et la réponse est mortelle !!! Cette femme est-elle à juger?
    Qui croit en la surpopulation ? Aux manœuvres géopolitiques des gouvernants et riches qui tiennent la parole et nous hypnotisent par médias interposées... et tout ce qu'on nous fait avaler ?
    "osé dire la même chose à propos d’un abus sur mineur"
    Ça c'est dans l'air du temps, mais bientôt, les abus sur mineur seront applaudis: il y a eu plusieurs tentatives de propositions de lois de la part de l'ONU pour que les enfants puissent avoir des relations à partir de 10 ans. Heureusement la Russie et l'Afrique s'y sont opposées...
    "Ceux qui participent volontairement, d’une façon ou d’une autre, à un tel acte."
    Nous participons en payant des cotisations sociales...
    Nous participons en ayant un salaire supérieur au revenu mondial divisé par 7 milliards... car ainsi, on se juge plus "dignes" que le travailleur du tiers monde d'avoir un haut revenu... combien? entre 700 et 1000 euros par personne, et surtout ne pas avoir accumulé, c'est ce qui manque à leur développement...
    « Nous » sommes trop nombreux ! Enfin, eux surtout !!
    Les banques fabriquent de la monnaie pour les emprunts qu'elles accordent, mais ne fabriquent pas la monnaie des intérêts qui doivent être rendus... résultat, il faut aller piller le voisin et le faire tomber. Les banques parient sur l'insolvabilité de ceux à qui elles "accordent" un emprunt... on saisit tout et on distribue à nos "comparses"
    De cette manière on devient propriétaire de la planète, et on vous laisse entendre que nous sommes trop nombreux.
    Ça a l'air complètement décousu, mais ne l'est pas du tout. Alors aller accuser les femmes qui avortent? Non, les relever et être des vrais témoins. Il y en a combien d'accueillies chez toi pour éviter de passer à l'acte?
    J'espère avoir participé à éclairer quelques ténèbres...

  • #8

    Paul Oldenburg (mardi, 02 octobre 2018 14:41)

    LIVRE DE L'EXODE:
    Tu ne commettras pas de meurtre.

  • #9

    arbres2vies@gmail (mercredi, 03 octobre 2018 10:12)

    Je préfère entendre Jérôme Lejeune, à propos de l'avortement. Au moins, en tant que scientifique, il est capable de « rendre compte » et il explique que l’on pouvait croire, à une époque, que l’embryon n’était pas une personne. Maintenant, avec les connaissances que l’on a, à la fécondation, l’embryon reçoit toutes les informations qui constitueront l’être humain qui sera Pierre, Jeanne… . Il n’y aura aucune autre information…
    Mais il prend la peine d’expliquer, pas d’asséner une parole genre paille poutre comme les pharisiens. Dire que la parole de dieu dit ceci ou cela, (j’écris exprès en minuscule) pour ceux avec qui on n’a pas pris la peine de donner un minimum de première annonce, c’est aussi édifiant que d’asséner le coran immuable
    J’ai une image pour cela :
    Un œuf fécondé contient une vie. Si je veux la transmettre, je peux le confier à une autre personne et lui indiquer comment le faire couver ou le mettre dans une couveuse avec précaution, et alors, il pourra vérifier qu’il y a bien la vie. Mais si cet œuf, je lui balance à la figure et qu’il se casse, il n’en saura rien.
    En balançant la Parole de Dieu, cette Parole de Dieu, selon St Paul, elle devient lettre morte sans esprit…
    Je ne pense pas que Mgr Harpigny (et non Hapigny) ait dit qu’il acceptait l’avortement, (comprendre ne veut pas dire : adhérer, être d’accord. Comprendre quelqu’un qui se trompe est le début d’un dialogue où l’on peut ensuite corriger avec amour si l’on a pris la peine d’entrer en dialogue… ce qui n’a pas été fait. Comme des journalistes, vous avez cherché à tronquer les pensées de Mgr Harpigny)
    Votre lettre ouverte, aurait dû être précédée d’un rendez-vous et d’une discussion avec le concerné, puis s’il y avait péril dans ses réponses, voir avec le Vatican dont il dépend. L’ultramontanisme est en référence au Pape, alors ne mettez pas cela sur la place publique pour vous faire mousser. Je pense que cette méthode de division n’a pas sa place dans l’Église. Elle contribue à discréditer cette Église.
    Alors, ceci dit, je suis d’accord, avec la conscience que j’ai, de déclarer que l’avortement est le plus grand génocide que l’humanité ait connu… et j’ai choisi de ne plus collaborer.
    Maintenant, j’aimerais qu’en toute humilité, vous reconnaissiez que vous y participez (par cotisation sociale ou autre impôt plus ou moins direct…)
    Là, je ne demande pas de réponse :
    Quelle est votre salaire, quel est votre accumulation de biens personnels ? Combien avec vous financé d’avortements à cause de la structure de péché ?
    Perso, je pense (et je peux me tromper) que l’Église Belge est trop riche. Donc le Seigneur ne lui fait pas partager sa providence, donc le peuple ne croit pas qu’elle annonce l’Amour parce qu’elle n’en est pas témoin… il manque cruellement le « regardez comme ils s’aiment »
    Cela ne se discerne pas dans vos propos, (peut-être ailleurs ?) là, c’est plutôt : « regardez comme ils se haïssent » désolé
    Ultramontain ou ultramondain ? (c’est ce que j’avais lu avant d’y regarder de plus près !)
    Tu n’assassineras pas : l’Église, La Parole, L’Amour, La Vérité, La Justice, Dieu sur la Croix comme les pharisiens qui croyaient rendre un culte à Dieu. Et bien sûr l’homme à l’image de Dieu

  • #10

    arbres2vies@gmail (mercredi, 03 octobre 2018 10:16)

    J’ai oublié de dire une chose importante : Jérôme Lejeune disait :
    « Si un jour l’Église Catholique accepte l’avortement, alors je ne suis plus Catholique ! »
    Ce n’est pas le cas aujourd’hui Merci !

  • #11

    Yolanda FONTANA (jeudi, 04 octobre 2018 16:34)

    Il m'arrive d'écrire, de temps à autre, quelque petite poésie ou réflexion. J'en ai justement une au sujet de l'avortement que j'ai pensé vous adresser. Le HIC est qu'elle est en italien, du fait que j'habite dans ce pays. Mais il y a tant d'Italiens en Belgique qu'il ne sera pas trop difficile de recourir à un interprète. Personnellement, je ne fais pas la traduction qui enlève beaucoup au texte original.
    La voici :

    Sinfonia incompiuta

    Una molteplicità di esecutori,
    un sottile intreccio di note
    ed una varietà di timbri impeccabilmente coniugati,
    in vista di un armonioso risultato.
    Tale si presenterebbe la sinfonia.
    Tuttavia,
    a volte non si raggiunge
    fino in fondo l’obiettivo prefissato.
    L’opera assume allora il qualificativo di incompiuta.

    In campo musicale,
    è così etichettata la Sinfonia n.8 di Franz Schubert,
    comunemente nota a tutti quale “Sinfonia incompiuta”.
    Sebbene mai ultimata,
    la composizione del prestigioso compositore austriaco
    è sempre stata e sempre sarà chiamata sinfonia.

    Così pure negli ambiti più disparati del quotidiano,
    si incontrano frequentemente altre opere incompiute.
    Non sinfonie musicali, ma sinfonie di un altro genere,
    da risonanza e impatto diversi,
    ma non per questo trascurabili.

    Incompiuto…
    il lavoro dell’agricoltore,
    sotto la grandine venuta a distruggere
    i meli in piena fioritura.
    “Dove è andato il mio raccolto!”, dirà l’agricoltore.

    Incompiuta…
    la casa in costruzione,
    portata via dalla furia dell’alluvione
    sotto gli occhi del suo proprietario.
    “Andata la mia casa!”, dirà colui che aspettava la nuova abitazione.

    Incompiuto…
    il percorso dello studente,
    costretto per malattia
    ad abbandonare la strada imboccata.
    “Svanito il mio sogno!”, dirà il doppiamente sfortunato.

    Incompiuta…
    la torta in preparazione,
    nella scodella caduta a terra
    e frantumata in mezzo all’impasto.
    “Ecco la mia torta!”, dirà la cuoca.

    D’istinto
    esce accoratamente il grido
    “il mio raccolto!”, “la mia casa!”, “i miei studi!”, “la mia torta!”.

    Ogni protagonista
    chiama per nome
    il frutto del suo impegno,
    sebbene in fase di realizzazione.

    In quel momento,
    lo contempla compiuto,
    soltanto per il fatto
    che tale era destinato a divenire.

    In caso di IVG,
    ossia di Interruzione Volontaria della Gravidanza,
    abbiamo la stessa spontanea sincerità di termini?

    Sinfonia incompiuta della Vita.
    Incompiuta,
    perché appunto iniziata.

    yo 29 – gennaio 2009

  • #12

    Michel De Keukelaere (jeudi, 04 octobre 2018 21:47)

    Bravo Antony pour votre article ! Oui, la vérité. Oui, nombreux seront les personnes
    en Belgique qui continueront à se taire face à 30.000 bébés tués dans le sein maternel depuis 1990. Ou de tomber dans le relativisme, ou de ne pas dire toute la vérité, d'avoir des discours différents... Beaucoup de personnes à des postes 'importants' sont au courant, mais se taisent. Pourquoi? C'est très simple: par souci de la carrière propre, par risque de perdre le boulot, de finir sans abri..., ne plus pouvoir nourrir ses enfants, ... pour protéger le "nom". La vérité se paye cher en Belgique, qui a certains degrés est devenue une dictature. Stéphane Mercier, par exemple, a été mis à l'écart et n'a reçu - aucun soutien - de l’Église en Belgique. Aucun soutien de ses propres 'Pasteurs'. C'est triste, mais c'est la vérité. Que Notre-Dame vous protège Antony. Continuez !

  • #13

    Lucile manou (samedi, 06 octobre 2018 16:27)

    Je me réjouis d'entendre , des médecins dire, haut et fort, que l'avortement est un crime. Que devient notre humanité ,si des pays comme la France donnent le droit aux mères de tuer leurs enfants ?
    Bravo au docteur De Rochambeau, d'avoir eu le courage de dénoncer une pareille infamie .